mardi 29 mars 2011
Back to Santiago.
samedi 12 mars 2011
I'm a poor lonesome cowboy - Lucky Luke
Au bout d'un moment à traverser le désert, à passer sur des corniches et à admirer le paysage, nous nous retrouvons face à une piste de sable devant laquelle les chevaux commencent à frémir d'impatience. Le guide rit, et nous dit "C'est parce qu'ils savent que c'est ici qu'on galope, ils sont impatients."
Attendez.
QUOI ??? J'ai dû louper une étape, là. GALOPER ? Mais... Mais... Mais... Non ! J'ai peur moi !
Je tire de toutes mes forces sur les rennes, tout en essayant tant bien que mal de remettre mon pied dans l'étrier. "STOOOP ! Heu... PARE !" Je crie à Lindo Nino, complètement paniquée. Ou bien mon cheval est doué d'un sens aïgu des émotions, ou alors peut-être que mon hurlement ferait comprendre à n'importe qui que quelque chose ne va pas ; en tout cas, Lindo Nino ralentit la cadence et s'arrête, non sans jeter un regard rempli d'envie aux deux autres devant, qui continuent à galoper.
Je reprends mon souffle et remet mon pied dans son étrier, tout en remerciant mon cheval qui ne comprend sûrement pas un mot de ce que je lui raconte ; mais peu importe. Je suis soulagée. Nous repartons, et je sais que je ne pourrais pas l'empêcher de courrir de quelque manière que ce soit... Mais bizarrement, Lindo Nino tente quand même de m'épargner, et passe directement au galop, sans passer par la case traumatisante du trot ; galop qu'il tente de garder le plus soft possible, tandis que les 2 autres nous regardent les rejoindre avec un sourire amusé.
"Ca va?" me demandent-ils quand nous arrivons à leur hauteur. Je fais signe que oui, même si la seule raison pour laquelle je vais bien est que c'est enfin terminé.
La fin de la promenade à cheval se passe plutôt bien. Le deuxième galop se passe mieux que le premier, même si c'est toujours une sensation particulière (et pas des plus agrébles). Nous terminons par le village (où je me rend compte que Lindo Nino est, comme moi, un incorrigible gourmand ; tel cheval, tel cavalier), où, après avoir perdu (puis retrouvé) l'appareil photo de Manon et remercié notre adorable guide, nous décidons d'aller manger un peu.
En cherchant un restaurant, nous tombons sur cette carte de menu du jour dont nous tombons (littéralement) amoureuses...

"Au menu aujourd'hui : de l'amour (comme hier, mais encore meilleur)"
Puis, après quelques derniers achats, nous quittons San Pedro de Atacama, ses petites rues agréables et ses habitants sympathiques...
Crédits Photos : Manon Lefevre & Cloé Auger
Atacama, Jour 3 : Geysers, Sandboard And Sunset at the Moon Valley
Puis nous redescendons un peu, afin d'aller nous baigner dans des termes naturels dont l'eau provient des geysers... L'eau a l'air chaude, en témoigne la vapeur qui en sort. Mais il fait tellement froid... Je décide de me lancer, tandis que Manon reste sur le bord. ''T'es complètement folle, il fait pas plus de 2°C..." "Oui mais si je le fais pas, je vais le regretter." Et je me lance. J'enlève ma veste, mon sweat, mon deuxième sweat, mon T-shirt à manches longues, mon débardeur, mon jean... Il fait tellement froid, mais maintenant que je suis en maillot, je ne peux plus reculer. Je me jette à l'eau, et la chaleur qui m'accueille est réconfortante. Bien sûr, ma tête et mes épaules dépassent toujours de l'eau, mais tout le reste est au chaud. Depuis la berge, Manon me regarde, et finit, à ma grande surprise, par me rejoindre. "T'as raison, j'aurais regretté." Le seul problème, c'est qu'une fois à l'intérieur, il est quasiment impossible de ressortir... Et pourtant, il le faut. Nous prenons notre courage à deux mains, et sortons de l'eau, nous jettant immédiatement sur nos vêtements restés au sec. Le froid est mordant, on a l'impression de mourir sur place... Mais au bout de quelques minutes à grelotter sans interruption, ça finit par se calmer, et on est contentes de l'avoir fait.
Nous retournons au bus, ou un petit déjeuner préparé par le guide et le chauffeur nous attends... Des pankakes ! OUAIS !


Nous partons pour la Vallée de La Mort, armées de nos planches de Sandboard (surf des dunes), accompagnées d'un groupe d'anglais, de David le français, et de notre guide, Pablo.
Le Sandboard, c'est génial. C'est comme le Snow, sauf qu'il fait chaud, qu'on est en T-shirt, que ça va moins vite et que quand on tombe ça fait moins mal.

Une fois le soleil couché, il est temps de rentrer. Pablo, notre guide, s'écrit "SPRIIIINT !!!" avant de dévaller la coline, suivi de nous tous. Arrivée en bas, un des anglais et moi nous effondrons sur le sable, morts de rire et complètement essouflés... Avant de rejoindre les autres dans la camionette.
Nous passons une excellente soirée tous ensemble, à rire et à discuter de tout et de rien... Mais comme toutes les soirées, celle-ci a une fin.
Quand t'es dans le désert...
En chemin, nous faisons une pause dans un canyon que le guide voulait nous montrer. La diversité des paysages qu'il nous est donné d'admirer nous cloue toujours autant sur place. C'est fantastique d'avoir l'occasion de voir ça...

Enfin, nous arrivons aux Lagunes. Après avoir payé les droits d'entrée (ce sont des sites protégés), nous suivons une route qui ne donne sur rien...

Jusqu'au moment où nous dépassons la côté, et tombons nez à nez avec la lagune. Le paysage ressemble à une carte postale, on se croirait dans un film... (Oui Manon, je sais que les films s'inspirent de la réalité. Mais quand même...)
Nous marchons un moment, suivant un petit chemin marqué de pierres qui serpente sur la plage. Le mal d'altitude se fait ressentir, autant par nous que par certains de nos partenaires de voyage, un peu plus âgés. Chacun le ressent à sa façon : Manon a mal au ventre, j'ai mal à la tête, et nous avons toutes les deux du mal à respirer, tandis qu'une française (qui me fait penser à Mamie, mais en un peu plus à l'ouest) nous dit qu'elle plane complètement. ''Profitez-en !'' lui dit Manon en riant, et nous continuons à marcher, avec l'impression d'être asthmatiques. Nous nous retrouvons face à une deuxième lagune, près de laquelle des vicunas (des sortes de lamas qui ressemblent à des biches) sont en train de se rafraîchir.
Nous remontons dans la camionnette, et notre arrêt suivant se fait au village où nous nous étions arrêtés précédemment, et où nous mangeons un pot-au-feu suivi de poulet et de riz. Puis nous repartons à nouveau, et nous arrêtons 5 minutes dans un champs de pierre, similaire à ceux que les Incas constituaient il y a bien longtemps. "Maintenant, c'est les touristes qui font les petits tas de pierres" nous dit Juan, notre guide. Manon et moi voulons apporter notre contribution, et tentons tant bien que mal de faire tenir quelques pierres les unes sur les autres, avant de repartir à nouveau.


Puis c'est la fin de l'expédition, et nous rentrons à San Pedro de Atacama où nous nous reposons et décidons de nous coucher tôt. Demain on se lève tôt, très tôt... 











