samedi 12 mars 2011

Atacama, Jour 3 : Geysers, Sandboard And Sunset at the Moon Valley

Pour l'expédition du jour, nous mettons le réveil à... 3h30. Le départ se fait à 4h du matin depuis San Pedro, dans un semi-brouillard du au manque de sommeil... Moi qui déteste me lever tôt, je suis servie. Mais quand il s'agit de voyager, je suis prête à tout.



2 heures plus tard, nous arrivons à destination ; le soleil se lève à peine, et il fait froid. Très froid. On commençait à s'habituer aux températures chiliennes, et passer de 30°C à -5°C est une expérience traumatisante...


Mais les Geysers sont là pour nous remonter le moral !




Malgré la beauté des lieux -- quand même, c'est des geysers quoi ! -- je ne peux pas m'empêcher d'être un peu déçue... Je m'attendais à de grands jets d'eau de 20 mètres de haut, et je me retrouve face à des vapeurs qui s'échappent du sol, avec parfois un peu d'eau qui bouillonne... Mais pas plus haut que 1 mètre. Il paraît que c'est normal, qu'un geyser c'est ça... Il va falloir que je revois ma définition du mot geyser, afin de ne pas être déçue la prochaine fois. Parce que malgré tout, c'est quand même vraiment beau !
Puis nous redescendons un peu, afin d'aller nous baigner dans des termes naturels dont l'eau provient des geysers... L'eau a l'air chaude, en témoigne la vapeur qui en sort. Mais il fait tellement froid... Je décide de me lancer, tandis que Manon reste sur le bord. ''T'es complètement folle, il fait pas plus de 2°C..." "Oui mais si je le fais pas, je vais le regretter." Et je me lance. J'enlève ma veste, mon sweat, mon deuxième sweat, mon T-shirt à manches longues, mon débardeur, mon jean... Il fait tellement froid, mais maintenant que je suis en maillot, je ne peux plus reculer. Je me jette à l'eau, et la chaleur qui m'accueille est réconfortante. Bien sûr, ma tête et mes épaules dépassent toujours de l'eau, mais tout le reste est au chaud. Depuis la berge, Manon me regarde, et finit, à ma grande surprise, par me rejoindre. "T'as raison, j'aurais regretté." Le seul problème, c'est qu'une fois à l'intérieur, il est quasiment impossible de ressortir... Et pourtant, il le faut. Nous prenons notre courage à deux mains, et sortons de l'eau, nous jettant immédiatement sur nos vêtements restés au sec. Le froid est mordant, on a l'impression de mourir sur place... Mais au bout de quelques minutes à grelotter sans interruption, ça finit par se calmer, et on est contentes de l'avoir fait.

Nous retournons au bus, ou un petit déjeuner préparé par le guide et le chauffeur nous attends... Des pankakes ! OUAIS !


Puis nous quittons les geysers, dans notre bus de compétition, afin de nous promener dans les hauteurs.



Nous voyons encore des vicunas (j'adore ces trucs-là !), de beaucoup plus près cette fois.


Puis nous partons dans un petit village Machuca, où nous faisons notre première rencontre officielle... Avec des bébés lamas.


Et c'est le début d'une grande histoire d'amour...


Nous nous promenons un peu dans le village, où après les bébés lamas, nous voyons... Les brochettes de lama.



Puis, après une looooongue matinée riche en émotions, nous rentrons à San Pedro où nous nous reposons un peu avant de partir faire du... Sandboard ! Nous partons pour la Vallée de La Mort, armées de nos planches de Sandboard (surf des dunes), accompagnées d'un groupe d'anglais, de David le français, et de notre guide, Pablo.




Le Sandboard, c'est génial. C'est comme le Snow, sauf qu'il fait chaud, qu'on est en T-shirt, que ça va moins vite et que quand on tombe ça fait moins mal.


Le seul problème, c'est qu'il n'y a pas de remontées mécaniques, et si on veut descendre... Il faut d'abord monter.


Mais nous passons trois heures de rêve, à profiter des dunes malgré la soif.






Puis nous repartons, afin de faire un mini-trekking dans la Vallée de la Lune, suivi d'une pause en haut d'une montagne ( ? ou une dune en pierre, plutôt) afin de boire un verre de Pisco en discutant tous ensemble... Et en admirant le coucher du soleil, évidemment.


Une fois le soleil couché, il est temps de rentrer. Pablo, notre guide, s'écrit "SPRIIIINT !!!" avant de dévaller la coline, suivi de nous tous. Arrivée en bas, un des anglais et moi nous effondrons sur le sable, morts de rire et complètement essouflés... Avant de rejoindre les autres dans la camionette.




Nous rentrons au village, et Pablo nous propose de sortir un peu tous ensemble, afin de boire un verre et de continuer à discuter ensemble. La plupart sont fatigués, et nous nous retrouvons finalement à 5 : Pablo, Henry (l'anglais de la dune), David (le français un peu plus âgé), Manon, et moi.


Nous passons une excellente soirée tous ensemble, à rire et à discuter de tout et de rien... Mais comme toutes les soirées, celle-ci a une fin.


Henry part en Bolivie le lendemain, Manon et moi rentrons à Santiago, Pablo reste à Atacama...


C'était une autre journée pleine de surprises, et elle sera suivie de beaucoup d'autres.







Non non, on est pas fatiguées DU TOUT.



Bonne nuit.


Crédits Photos : Manon & Cloé

Quand t'es dans le désert...

... Et c'est ce que nous faisons.
Le lendemain, 5h30 du matin, nous sommes debout. 6h : Nous sommes prêtes à partir à l'aventure à nouveau. Au programme d'aujourd'hui : l'Altiplano. C'est-à-dire des cygognes, des lagunes, des villages situés à 3500m d'altitude ... Bref, de quoi en prendre plein les yeux ! Notre groupe, un peu plus important cette fois-ci, est composé de personnes un peu plus âgées, de nombreux français, ainsi que d'une famille d'Israëliens. Après une bonne heure de bus, toujours sur les routes cahotantes du désert, nous nous retrouvons face à une immense lagune, juste à temps pour le lever du soleil. Tout est silencieux. Il est demandé de faire le moins de bruit possible, afin de ne pas effrayer les flamands roses... Car oui, il y a des flamands roses. Des tonnes de flamands roses. Plutôt blancs que roses, d'ailleurs, mais tellement près de nous qu'on pourrait croire être l'un des leurs. C'est juste incroyable.

C'est sublime. On se croirait dans un remake du Roi Lion, version réelle...


Après en avoir pris plein les yeux pendant une bonne heure (et avoir pris des tonnes de photos des pauvres volatiles), nous prenons un petit déjeuner rapide avant de repartir, en cammionette.
Nous passons dans un village, situé en altitude, puis repartons à l'assaut de la montagne, afin de rejoindre les lagunes Miniques et Miscanti. En chemin, nous faisons une pause dans un canyon que le guide voulait nous montrer. La diversité des paysages qu'il nous est donné d'admirer nous cloue toujours autant sur place. C'est fantastique d'avoir l'occasion de voir ça...


Enfin, nous arrivons aux Lagunes. Après avoir payé les droits d'entrée (ce sont des sites protégés), nous suivons une route qui ne donne sur rien...



Jusqu'au moment où nous dépassons la côté, et tombons nez à nez avec la lagune. Le paysage ressemble à une carte postale, on se croirait dans un film... (Oui Manon, je sais que les films s'inspirent de la réalité. Mais quand même...)
Nous marchons un moment, suivant un petit chemin marqué de pierres qui serpente sur la plage. Le mal d'altitude se fait ressentir, autant par nous que par certains de nos partenaires de voyage, un peu plus âgés. Chacun le ressent à sa façon : Manon a mal au ventre, j'ai mal à la tête, et nous avons toutes les deux du mal à respirer, tandis qu'une française (qui me fait penser à Mamie, mais en un peu plus à l'ouest) nous dit qu'elle plane complètement. ''Profitez-en !'' lui dit Manon en riant, et nous continuons à marcher, avec l'impression d'être asthmatiques. Nous nous retrouvons face à une deuxième lagune, près de laquelle des vicunas (des sortes de lamas qui ressemblent à des biches) sont en train de se rafraîchir. Nous remontons dans la camionnette, et notre arrêt suivant se fait au village où nous nous étions arrêtés précédemment, et où nous mangeons un pot-au-feu suivi de poulet et de riz. Puis nous repartons à nouveau, et nous arrêtons 5 minutes dans un champs de pierre, similaire à ceux que les Incas constituaient il y a bien longtemps. "Maintenant, c'est les touristes qui font les petits tas de pierres" nous dit Juan, notre guide. Manon et moi voulons apporter notre contribution, et tentons tant bien que mal de faire tenir quelques pierres les unes sur les autres, avant de repartir à nouveau.

C'est le nôtre !


Nous nous arrêtons à nouveau dans un village, dans lequel nous mangeons une glace en discutant un peu avec nos compagnons de voyage, et où je rencontre enfin l'homme de ma vie : un CACTUS ! Il pique un peu, mais il est tellement calme et discrêt... Il me plaît !


Puis c'est la fin de l'expédition, et nous rentrons à San Pedro de Atacama où nous nous reposons et décidons de nous coucher tôt. Demain on se lève tôt, très tôt...


Crédits Photos : Manon & Cloé

Atacama, nous voilà !

Après quelques jours à Santiago, nous partons enfin pour le désert d'Atacama.
24 heures dans un bus tout confort, avec fauteuils qui s'allongent (presque), couvertures et oreillers, repas compris et une vue à 180° sur la route qui plonge à perte de vue dans le désert... Malgré tout, l'arrivée à San Pedro de Atacama est un véritable soulagement. Nous sortons du bus, encore toutes anckylosées par le voyage, et la chaleur nous surprend au premier abord. Pas de clim dans le désert... Après avoir récupéré nos sac (ceux qui nous font ressembler à des tortues ployant sous le poids de leur carapace), nous errons un peu dans les rues de San Pedro, le guide du routard à la main, à la recherche d'un hôtel où poser nos affaires et élire domicile le temps de notre séjour dans le désert. Nous nous retrouvons finalement à Hosteling International, l'auberge de jeunesse de la ville (où devrais-je plutôt dire du village, étant donné qu'on peut la traverser de long en large en moins de 8 minutes) et posons enfin nos affaires, épuisées par le trajet. Mais l'aventure n'attends pas. A peine installées, nous réservons déjà nos excursions pour les trois prochains jours, puis partons visiter la ville. Atacama est vraiment un endroit très sympa. Les maisons sont en adobe, on se croirait quelque part en Afrique. Les rues sont toujours animées, peuplées de touristes recherchant des excursions, d'enfants en train de jouer, ou de serveurs tentant de faire entrer de potentiels clients dans leurs restaurants respectifs.

On s'y sent en sécurité, beaucoup plus qu'à Santiago ou à Valparaiso. On se fait souvent accoster dans la rue, mais toujours poliment, gentiment, et avec le sourire. Les voitures ne circulent pas dans la rue, ou très peu ; le seul bruit ambiant est celui des conversations incessantes.


Une fois notre visite terminée, nous repartons rapidement à la chambre afin d'enfiler un maillot de bain, et de partir pour notre première expédition : la lagune Céjar.


Dans la camionette, nous faisons la connaissance de Victoria et Nick, deux Californiens en voyage depuis 2 mois, avec qui nous discutons beaucoup. Notre groupe est aussi composé de Juan, le guide, et de trois Chiliens avec qui nous ne parlons pas beaucoup.


Et nous partons dans le désert. Camionette brinquebalant dans tous les virages, routes de sable instables et atypiques, Highway to Hell en musique de fond... On se sent une âme d'aventurière. Et je crois que c'est à cet instant que je me suis rendu compte que j'étais en train de vivre quelque chose d'unique. Je veux dire... Qui part à l'autre bout du monde pour visiter le désert avec son sac à dos à 18 ans ?


Nous arrivons enfin à la lagune ; le temps est magnifique, le paysage est mythique... C'est sublime.


Le désert nous entoure. En arrière-plan, les montagnes aux neiges éternelles surplombent l'étendue de sable... Et au milieu de tout ça se trouve la lagune, dans laquelle nous allons nous baigner. Immédiatement. L'eau est bonne, quoique pas brûlante non plus. Sa spécificité est d'être extrêmement salée : on flotte donc (oui, même mes fesses ne coulent pas), et le guide nous conseille de basculer sur le dos quand l'eau arrive au niveau de notre taille, afin de ne pas se retrouver allongé sur le ventre, avec la tête sous l'eau, et de ne plus pouvoir nous retourner. C'est juste... Génial. L'eau est tellement salée que lorsque nous sortons finalement de l'eau, nous sommes couvertes de sel. De grosses traces blanches partout sur le corps... Mais c'est tellement drôle.


Puis nous quittons la lagune, pour nous rendre à "Los Ojos del Salar". Il s'agit de deux lagunes circulaires parfaitement identiques, dont l'eau verte est beaucoup plus froide et moins salée que celle de la lagune précédente.


Et nous repartons à nouveau, cette fois-ci afin de nous rendre à la dernière lagune (dont je ne me souviens pas le nom).


Arrivées là-bas... C'est le choc. La lagune n'est pas une petite étendue d'eau comme les précédentes, mais un vaste espace peu profond où se côtoient l'eau et le sel. Le spectacle est tout simplement sublime.... Nous déambulons dans ce "désert de sel", pieds nus, avec l'impression de marcher sur la banquise ; à la seule différence que celle-ci est chaude.


Je goûte le sel, qui est mangeable (mais très salé, normal), et nous prenons des centaines de photos dans cet endroit hors du commun. Puis nous retournons près de la camionnette où nous admirons le coucher du soleil sur la lagune, en buvant du Pisco Sour (la boisson locale) tout en discutant avec Victoria, Nick, et le guide.


Après cette journée riche en émotions, c'est le retour à la chambre où nous nous effondrons, épuisées par tant d'émotions et de beauté. La journée du lendemain s'annonce tout aussi bien, et tout aussi fatiguante... Mais c'est tellement fantastique qu'on est prête à tout, même à se lever à 5h30 du matin.

Crédits Photos : Manon & Cloé