samedi 12 mars 2011

Atacama, nous voilà !

Après quelques jours à Santiago, nous partons enfin pour le désert d'Atacama.
24 heures dans un bus tout confort, avec fauteuils qui s'allongent (presque), couvertures et oreillers, repas compris et une vue à 180° sur la route qui plonge à perte de vue dans le désert... Malgré tout, l'arrivée à San Pedro de Atacama est un véritable soulagement. Nous sortons du bus, encore toutes anckylosées par le voyage, et la chaleur nous surprend au premier abord. Pas de clim dans le désert... Après avoir récupéré nos sac (ceux qui nous font ressembler à des tortues ployant sous le poids de leur carapace), nous errons un peu dans les rues de San Pedro, le guide du routard à la main, à la recherche d'un hôtel où poser nos affaires et élire domicile le temps de notre séjour dans le désert. Nous nous retrouvons finalement à Hosteling International, l'auberge de jeunesse de la ville (où devrais-je plutôt dire du village, étant donné qu'on peut la traverser de long en large en moins de 8 minutes) et posons enfin nos affaires, épuisées par le trajet. Mais l'aventure n'attends pas. A peine installées, nous réservons déjà nos excursions pour les trois prochains jours, puis partons visiter la ville. Atacama est vraiment un endroit très sympa. Les maisons sont en adobe, on se croirait quelque part en Afrique. Les rues sont toujours animées, peuplées de touristes recherchant des excursions, d'enfants en train de jouer, ou de serveurs tentant de faire entrer de potentiels clients dans leurs restaurants respectifs.

On s'y sent en sécurité, beaucoup plus qu'à Santiago ou à Valparaiso. On se fait souvent accoster dans la rue, mais toujours poliment, gentiment, et avec le sourire. Les voitures ne circulent pas dans la rue, ou très peu ; le seul bruit ambiant est celui des conversations incessantes.


Une fois notre visite terminée, nous repartons rapidement à la chambre afin d'enfiler un maillot de bain, et de partir pour notre première expédition : la lagune Céjar.


Dans la camionette, nous faisons la connaissance de Victoria et Nick, deux Californiens en voyage depuis 2 mois, avec qui nous discutons beaucoup. Notre groupe est aussi composé de Juan, le guide, et de trois Chiliens avec qui nous ne parlons pas beaucoup.


Et nous partons dans le désert. Camionette brinquebalant dans tous les virages, routes de sable instables et atypiques, Highway to Hell en musique de fond... On se sent une âme d'aventurière. Et je crois que c'est à cet instant que je me suis rendu compte que j'étais en train de vivre quelque chose d'unique. Je veux dire... Qui part à l'autre bout du monde pour visiter le désert avec son sac à dos à 18 ans ?


Nous arrivons enfin à la lagune ; le temps est magnifique, le paysage est mythique... C'est sublime.


Le désert nous entoure. En arrière-plan, les montagnes aux neiges éternelles surplombent l'étendue de sable... Et au milieu de tout ça se trouve la lagune, dans laquelle nous allons nous baigner. Immédiatement. L'eau est bonne, quoique pas brûlante non plus. Sa spécificité est d'être extrêmement salée : on flotte donc (oui, même mes fesses ne coulent pas), et le guide nous conseille de basculer sur le dos quand l'eau arrive au niveau de notre taille, afin de ne pas se retrouver allongé sur le ventre, avec la tête sous l'eau, et de ne plus pouvoir nous retourner. C'est juste... Génial. L'eau est tellement salée que lorsque nous sortons finalement de l'eau, nous sommes couvertes de sel. De grosses traces blanches partout sur le corps... Mais c'est tellement drôle.


Puis nous quittons la lagune, pour nous rendre à "Los Ojos del Salar". Il s'agit de deux lagunes circulaires parfaitement identiques, dont l'eau verte est beaucoup plus froide et moins salée que celle de la lagune précédente.


Et nous repartons à nouveau, cette fois-ci afin de nous rendre à la dernière lagune (dont je ne me souviens pas le nom).


Arrivées là-bas... C'est le choc. La lagune n'est pas une petite étendue d'eau comme les précédentes, mais un vaste espace peu profond où se côtoient l'eau et le sel. Le spectacle est tout simplement sublime.... Nous déambulons dans ce "désert de sel", pieds nus, avec l'impression de marcher sur la banquise ; à la seule différence que celle-ci est chaude.


Je goûte le sel, qui est mangeable (mais très salé, normal), et nous prenons des centaines de photos dans cet endroit hors du commun. Puis nous retournons près de la camionnette où nous admirons le coucher du soleil sur la lagune, en buvant du Pisco Sour (la boisson locale) tout en discutant avec Victoria, Nick, et le guide.


Après cette journée riche en émotions, c'est le retour à la chambre où nous nous effondrons, épuisées par tant d'émotions et de beauté. La journée du lendemain s'annonce tout aussi bien, et tout aussi fatiguante... Mais c'est tellement fantastique qu'on est prête à tout, même à se lever à 5h30 du matin.

Crédits Photos : Manon & Cloé

lundi 28 février 2011

Valparaiso !

Après 2 jours et demi passés à Santiago, nous avons trop chaud. Nous avons envie de sable, de plage, d'évasion... Samedi après-midi, nous décidons donc de partir pour Valparaiso, petite ville située plus au Nord, sur la côte Pacifique, et réputée pour ses maisons multicolores accrochées aux flancs des collines bordant le port.


Nous partons donc de la maison, nos sac de Road Trip sur le dos (on fait très "grandes voyageuses" comme ça !), et après 2h de bus, arrivons enfin à Valparaiso, de nuit.



Kit de survie de la Road Tripeuse.
La gare routière se trouve dans un quartier sombre et mal famé, dans lequel nous commençons à nous perdre en voulant rejoindre l'auberge. Il est 21h, la nuit est tombée, et nous nous retrouvons à notre point de départ, ne sachant absolument pas comment rejoindre l'hôtel... Nous nous décidons à appeler le directeur, et ce dernier nous dit qu'il vient immédiatement nous chercher.


Lorsqu'il arrive, c'est un soulagement de s'arracher à ce quartier désagréable et froid pour se retrouver dans le confort de la voiture de Bernard, un homme d'une soixantaine d'années originaire de la Normandie, et qui parle donc parfaitement le français.



Il nous conduit jusqu'à l'hôtel, tout en commentant les lieux d'intérêt de la ville au passage. Arrivées devant la Maison de la Mer, où nous allons passer les 2 prochaines nuits, c'est un peu le coup de foudre ; de l'éxtérieur, la petite maison à la façace jaune ne paie pas de mine et semble minuscule, mais à l'intérieur, tout est grand et très agréable.



Photo prise le lendemain matin (je triche) devant la Maison de la Mer.
Il nous montre notre chambre, une toute petite pièce confortable avec 2 lits simples et douche et toilettes sur le palier ; puis nous descendons dans la salle à manger pour déguster le traditionnel Pastel de Choclo préparé par ses soins (une purée de maïs recouvrant de la viande, du poulet, et de l'oeuf ; ça tient bien à l'estomac !), tout en regardant la fin du Festival de Vina del Mar.


C'est ici que nous faisons la rencontre de François, marin, ici pour faire le changement d'équipage du bâteau Tara Océans, qui doit arriver le lendemain au port. Nous discutons un peu avec lui, puis allons nous coucher, épuisées.



Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour aller visiter ; le temps est gris, et la brume cache les collines aux maisons colorées... Les rues sont vides, on est dimanche matin. On a un peu l'impression de se promener dans un village fantôme... C'est une sensation bizarre et un peu pesante, mais ça nous change de Santiago, la ville qui bouge tout le temps.









Les contrastes Chiliens se retrouvent même loin de la capitale.
Nous descendons vers le port afin d'admirer les bâteaux, puis prenons une sorte de métro-tram afin d'aller jusqu'à Vina del Mar, ville voisine plus touristique, où se trouve la plage. Il fait vraiment froid (comparé aux 3 journées précédentes ; mais il fait toujours plus chaud qu'en France !!!), le vent vient de la mer et les touristes sont peu nombreux. Nous tombons sur un petit château donnant sur la mer dans lequel nous rentrons ; la vue depuis la fenêtre est magnifique malgré le mauvais temps.





Puis nous repartons à la visite de Vina del Mar, et tombons sur ces rochers peints qui longent la côte et attirent immédiatement notre attention.



(Je voulais vous la traduire, mais apparemment mon niveau d'espagnol ne me le permet pas encore...)



Oui, il fait froid. Et oui, on est en jean et en sweat.






"Tu es la meilleure Maman du Monde. Nous t'aimons."



On nous avait bien dit que l'eau était froide...






Après avoir longé pendant un moment les "cailloux de la plage" pour prendre quelques photos, nous descendons sur la plage afin de marcher les pieds dans l'eau pendant un moment.



Puis, après avoir (enfin !) trouvé un endroit où manger, nous repartons pour Valparaiso afin de visiter l'une des 3 maisons du poète chilien Pablo Neruda, la Sebastiana.



L'entrée d'origine de la Sebastiana.


Vue depuis la fenêtre de la chambre.


Chambre de Pablo Neruda.



Puis nous repartons dans les rues, afin de "nous y perdre" (et c'est ce qu'on fait, obligées de demander notre chemin à un chauffeur de taxi) et d'admirer les maisons aux couleurs éclatantes.









"Qu'en sera-t-il des poètes et des choses endormies dont personne ne se souvient?" - Federico Garcia Lorca.



Nous retournons ensuite à l'hôtel afin de nous reposer, manger un peu (ce soir, sandwich à l'avocat et à la tomate, miam !), et commencer à préparer notre expédition à Atacama pour la semaine prochaine. Puis nous partons nous coucher, fatiguées par tout ce grand air marin et ces ruelles escarpées.


Le lendemain matin, la brume commence à se lever et le soleil à pointer son nez... Le temps idéal pour aller faire le tour de la baie en bâteau, afin d'admirer les colines multicolores.



Avant de partir, nous prenons quelques photos de l'hôtel et de sa terrasse, dans lesquels nous nous sentions tellement chez nous.











Nous retournons donc sur le port, et la ville est beaucoup plus animée que la veille ; on est lundi matin, le temps est ensoleillé, et Valparaiso a perdu toute son atmosphère de ville phantôme pour retrouver son charme de ville pleine de vie et de couleurs.





Nous embarquons pour un tour en collectivos, ces petits bâteaux qui font le tour de la baie afin d'admirer les collines de loin.





Deux petites Chiliennes sur le pont.











Le Tara Océans, navire français faisant le tour du monde pour récolter des données scientifiques dans tous les océans.


Depuis le bâteau, la vue sur les collines est imprenable.





Puis, après être repassées chercher nos sacs à l'hôtel, nous repartons pour Santiago...



Prochaine étape, Atacama.



Stay tuned !




Crédits Photos : Manon & Cloé